mardi 16 novembre 2010

Hasta la vista, baby

Je flâne et jonche au milieu des feuilles mortes, mon Sansa dans les oreilles à écouter ce vieux groupe d'Underworld auquel le film Trainspotting doit en grande partie son succès.
J'ai mon appareil Coolpix Nikon à la main droite (de la merde mais ça dépanne) et je cherche des sujets à immortaliser. Je passe de la couleur sépia aux couleurs froides (je n'en connaissais pas le rendu mais il est intéressant). Tout à coup, je me dis que la nature semble trop statique à mon goût, malgré sa beauté. Les écureuils ne sont pas au rendez-vous et je n'ai pas la patience de les traquer. Alors je vois au loin chahuter un groupe d'enfants (j'ai toujours été fasciné plus que tout par les visages, les nuances sont si différentes de l'un à l'autre; c'est pour cela que je ne dessine que des portraits), quelle subite aubaine, moi qui commencais à désespérer ! Je me rends donc en leur direction puis commence à cliquer à tout va sur deux petites filles de dos, mais les mouvements sont trop saccadés et le résultat n'est pas fameux. J'interpelle donc carrément une petite blonde en vue de lui demander si elle serait d'accord pour poser pour moi (j'embellis la formule). Elle sourit bien qu'un poil méfiante (et oui, on lui a toujours martelé dans le ciboulot qu'il ne fallait pas parler aux inconnus). Un vieil homme nous rejoint, je lui demande si ça lui pose un problème. Il me répond que oui, par principe, le droit à l'image blabla et me dépasse froidement entouré de ses chérubins. Et là je souris intérieurement et me demande, perplexe, "le droit à l'image ?", "Qu'est-ce que c'est que ça ?". Voilà encore un mouton paranoiaque qui s'est tapé les intégrales de "Capital" traitant des réseaux illégaux pédophiles et qui interprête de façon abusémment négatives toute utilisation d'appareils technologiques. Maintenant, je saurai qu'il ne vaut mieux pas demander la permission mais fonctionner de façon instinctive, quitte à se faire réprimander par des gens peu ouverts d'esprit.
Je suis face à Paris et entrevois la tour Montparnasse. J'aime cette ville. Demain je vais pouvoir jouer au ping-pong avec Michel Michel, je suis contente.








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Echos.