vendredi 24 juillet 2009

mercredi 22 juillet 2009

Boah

"Maman, y'a quoi dans les boîtes?" (au cimetière)

"Pourquoi es-tu si versatile en ce moment?"

J'éprouve, depuis quelques jours, quelque chose, pour quelqu'un qui n'existe pas.

Faire du mal n'est pas mon truc, malgré ce qu'on peut en penser.

"Mais que faites-vous donc pauvres fous!" Benvolio Montague.

"C'est à moi que vous faites la nique? Toi tu dégaines au milieu de cette racaille sans courage? Paix, paix? je hais ce mot."

Il m'arrive de rêver de me faire dévorer par un alligator.

lundi 20 juillet 2009


Un futur boxeur est né.

samedi 11 juillet 2009

Les Deux Cloportes

-"Si l'âme était simple" répliqua Bouvard, "le nouveau-né se rappellerait, imaginerait comme l'adulte! La Pensée, au contraire, suit le développement du cerveau. Quant à être indivisible, le parfum d'une rose, ou l'appétit d'un loup, pas plus qu'une volition ou une affirmation ne se coupent en deux."
-"Ca n'y fait rien!" dit Pécuchet; "l'âme est exempte des qualités de la matière!"
-"Admets-tu la pesanteur?" reprit Bouvard. "Or si la matière peut tomber, elle peut de même penser. Ayant eu un commencement, notre âme doit finir, et dépendante des organes, disparaître avec eux."
-"Moi, je la prétends immortelle! Dieu ne peut vouloir..."
-"Mais si Dieu n'existe pas?"
-"Comment?" Et Pécuchet débita les trois preuves cartésiennes; "primo, Dieu est compris dans l'idée que nous en avons; secundo, l'existence lui est possible; tertio, être fini, comment aurais-je une idée de l'infini?__et puisque nous avons cette idée, elle nous vient de Dieu, donc Dieu existe!"
Il passa au témoignage de la conscience, à la tradition des peuples, au besoin d'un créateur.
"Quand je vois une horloge..."
-"Oui! oui! connu! mais où est le père de l'horloger?"
-"Il faut une cause, pourtant!"
Bouvard doutait des causes.__"De ce qu'un phénomène succède à un phénomène on conclut qu'il en dérive. Prouvez-le!"


Flaubert, Bouvard et Pécuchet.

jeudi 9 juillet 2009

lundi 6 juillet 2009

dimanche 5 juillet 2009

KiSSéKATAYéLAHAIE là ?

Du futur déjà présent

-Mon cher jeune ami, dit Mustapha Menier, la civilisation n'a pas le moindre besoin de noblesse ou d'héroïsme. Ces choses-là sont des symptômes d'incapacité politique. Dans une société convenablement organisée comme la nôtre, personne n'a l'occasion d'être noble ou héroïque. Il faut que les conditions deviennent foncièrement instables avant qu'une telle occasion puisse se présenter. Là où il y a des guerres, là où il y a des serments de fidélité multiples et divisés, là où il y a des tentations auxquelles on doit résister, des objets d'amour pour lesquels il faut combattre ou qu'il faut défendre, là, manifestement, la noblesse et l'héroïsme ont un sens. Mais il n'y a pas de guerres, de nos jours. On prend le plus grand soin de vous empêcher d'aimer exagérément qui que ce soit. Il n'y a rien qui ressemble à un serment de fidélité multiple; vous êtes conditionné de telle sorte que vous ne pouvez vous empêcher de faire ce que vous avez à faire. Et ce que vous avez à faire est, dans l'ensemble, si agréable, on laisse leur libre jeu à un si grand nombre de vos impulsions naturelles, qu'il n'y a véritablement pas de tentations auxquelles il faille résister. Et si jamais, par quelque malchance, il se produisait d'une façon ou d'une autre quelque chose de désagréable, eh bien, il y a toujours le soma qui vous permet de prendre un congé, de vous évader de la réalité. Et il y a toujours le soma pour calmer votre colère, pour vous réconcilier avec vos ennemis, pour vous rendre patient et vous aider à supporter les ennuis. Autrefois, on ne pouvait accomplir ces choses-là qu'en faisant un gros effort et après des années d'entraînement moral pénible. A présent, on avale deux ou trois comprimés d'un demi-gramme, et voilà. Tout le monde peut être vertueux, à présent. On peut porter sur soi, en flacon, au moins la moitié de sa moralité. Le christianisme sans larmes, voilà ce qu'est le soma.


Aldous Huxley, Le meilleur des mondes.

samedi 4 juillet 2009

Made in cellophane

Mon "zin-cou" reste un drogué des jeux vidéos.
Soit, je suis moi-même addict aux t'chats. Mais lui, il a tout juste 13/14 ans et passe sa vie affublé d'un gun virtuel, prêt à tout terrasser sur son passage. Parce que quoi. Des frustrations y passent (syndrome tuerie de Colombine), dirait un psychologue de comptoir.
Moi, ça me fascine/effraie. Je me dis que je suis à vingt minutes en train de manier maladroitement un ballon de basket en direction d'un petit filet délaissé et regorgeant de toiles d'araignées; et rien, aucune réaction. D'accord, mon envie de suivre la baballe est primaire, mais que doit-on donc penser d'un passe-temps consistant à éliminer un ennemi qui n'existe pas par le biais d'une machine ? Chiant au possible.
J'adhérai aux corps à corps, mais le reste est sans vie. Froid comme une matinée passée dans les rues d'une vaste ville.
Je ne blâme pas, étant moi-même accroc à un phénomène abject de société (tautologie). Mais je ne comprendrai jamais cette complaisance à la tuerie impersonnelle version OTAKU.