Mon "zin-cou" reste un drogué des jeux vidéos.
Soit, je suis moi-même addict aux t'chats. Mais lui, il a tout juste 13/14 ans et passe sa vie affublé d'un gun virtuel, prêt à tout terrasser sur son passage. Parce que quoi. Des frustrations y passent (syndrome tuerie de Colombine), dirait un psychologue de comptoir.
Moi, ça me fascine/effraie. Je me dis que je suis à vingt minutes en train de manier maladroitement un ballon de basket en direction d'un petit filet délaissé et regorgeant de toiles d'araignées; et rien, aucune réaction. D'accord, mon envie de suivre la baballe est primaire, mais que doit-on donc penser d'un passe-temps consistant à éliminer un ennemi qui n'existe pas par le biais d'une machine ? Chiant au possible.
J'adhérai aux corps à corps, mais le reste est sans vie. Froid comme une matinée passée dans les rues d'une vaste ville.
Je ne blâme pas, étant moi-même accroc à un phénomène abject de société (tautologie). Mais je ne comprendrai jamais cette complaisance à la tuerie impersonnelle version OTAKU.
