Envie... Lovée confusément dans mon cerveau
Mouche jaune engluée dans la puante ordure
Envie... les mots affluent... Torture... impure... [endure
L'amère pourriture emplissant le caveau
Coins d'ombre... âpres désirs, et mal toujours nouveau
Morsure du possible à la dent toujours dure
Egout fétide et dont le torrent de vidures
Du barrage du crime atteindrait le niveau...
Tout se calme et se tait. Le cauchemar se vide
Laissant comme un abcès quelques traces livides
Mais, inlassable lèpre, insidieux corail
Elle ronge mon coeur et le tache et le troue.
Sous le tunnel du mal glissant au choc des rails
Le wagon de mon âme a des places de boue...
J'ai peur
Vos doigts tremblent
Et l'odeur du verre cassa
Obèse
Comme une brisure au cerveau
Supra-terrestre.
mercredi 25 mai 2011
jeudi 19 mai 2011
lundi 16 mai 2011
dimanche 15 mai 2011
5 h de coma superficiel
Ne pleure pas petit papa en pain d'épice.
Je passerais bien ma vie à dormir.
Les paysages de France.
Le piano, le dessin, l'écriture, la lecture, la photo, la pêche.
"Quelle idée d'être aide à domicile aussi... ça ne te va pas du tout. Tu es une intellectuelle toi." Ok dad, mais tu en connais beaucoup des jobs étudiants intello ?
Frédéric, saloperie de misogyne.
"Tu vas attirer les matous." Oui, je porte des collants noirs avec des petits coeurs, une grande première.
Et la musique classique dans tout ça ?
Catherine s'en est allée, l'état de la maison s'en ressent.
"Ben oui, je n'ai plus rien à moi avec les huissiers qui ont débarqué." "Tu sais, maman, il ne faut pas la blâmer, elle t'en veut toujours. Peut-être qu'elle changera." "En tout cas elle a bien mené son enquête judiciaire." "Ceci ne me regarde pas."
Et il est à côté, je ne peux pas m'affaler tel un cachalot.
"Essaie l'empathie pour changer; tu te conduis en petite conne; tout le monde ne peut pas céder à tes caprices; cesse de faire chier les autres." Merci, j'ai besoin de lire et d'entendre toutes ces choses en ce moment. Je suis THE vilain petit canard.
-J'en ai marre de ce boulot.
-Qu'aimerais-tu faire ?
-Prendre des photos.
-Ah ça, tout le monde aimerait...
"Dans ce cas là c'est comme si tu défendais Hitler." "Non, la grosse nuance c'est qu'il n'avait pas de talent; arrête de faire ta fille d'extrême gauche; toi aussi tu es une sorte de fachiste, avec ce genre de discours."
"Mais tu sais, se lancer des défis en passant le concours des Beaux Arts, je trouve ça aventurier. Et l'intérêt n'est pas vraiment dans la qualité du travail mais dans la capacité à expliquer tes productions, c'est ça l'art contemporain."
La Lorraine est un pot pourri.
D. et sa vo non sous-titrée me font sourire. Quel puritanisme !
H. a changé. Du statut de petite fille collante elle est devenue une presque mannequin à la voix rauque, une fine blonde qui vit sa vie de lycéenne branchée. Une belle fille qui sait poser, pour résumer.
Neufchâteau.
Je n'ai jamais autant rêvé de lui depuis que je l'ai quitté. Je l'ai vu consommer des drogues dures, avoir une jeune femme sur les genoux dans le but de me provoquer, son logement délabré. Me faire l'amour tout en me rejetant.
"Quand tu bois tu es le diable."
"Il n'y a pas que toi qui vas mal."
"On passe son temps à cracher sur les médecins, je n'écoute plus ce qui se dit."
-Tu es complètement lunatique. On se voit, ça se passe bien, le lendemain tu me vires.
-Peut-être parce que j'ai tendance à mettre du temps à me rendre compte que quelqu'un est inintéressant; c'est ça de croire que tout le monde a du potentiel."
Trainspotting je dois revoir.
Do, do, do the right thing.
"Arrête de compter sur les autres."
"Dans cinq ans tu n'as plus de foi(e)."
IL a été mesquin.
J'ai hâte de retrouver les petites amoureuses.
Je passerais bien ma vie à dormir.
Les paysages de France.
Le piano, le dessin, l'écriture, la lecture, la photo, la pêche.
"Quelle idée d'être aide à domicile aussi... ça ne te va pas du tout. Tu es une intellectuelle toi." Ok dad, mais tu en connais beaucoup des jobs étudiants intello ?
Frédéric, saloperie de misogyne.
"Tu vas attirer les matous." Oui, je porte des collants noirs avec des petits coeurs, une grande première.
Et la musique classique dans tout ça ?
Catherine s'en est allée, l'état de la maison s'en ressent.
"Ben oui, je n'ai plus rien à moi avec les huissiers qui ont débarqué." "Tu sais, maman, il ne faut pas la blâmer, elle t'en veut toujours. Peut-être qu'elle changera." "En tout cas elle a bien mené son enquête judiciaire." "Ceci ne me regarde pas."
Et il est à côté, je ne peux pas m'affaler tel un cachalot.
"Essaie l'empathie pour changer; tu te conduis en petite conne; tout le monde ne peut pas céder à tes caprices; cesse de faire chier les autres." Merci, j'ai besoin de lire et d'entendre toutes ces choses en ce moment. Je suis THE vilain petit canard.
-J'en ai marre de ce boulot.
-Qu'aimerais-tu faire ?
-Prendre des photos.
-Ah ça, tout le monde aimerait...
"Dans ce cas là c'est comme si tu défendais Hitler." "Non, la grosse nuance c'est qu'il n'avait pas de talent; arrête de faire ta fille d'extrême gauche; toi aussi tu es une sorte de fachiste, avec ce genre de discours."
"Mais tu sais, se lancer des défis en passant le concours des Beaux Arts, je trouve ça aventurier. Et l'intérêt n'est pas vraiment dans la qualité du travail mais dans la capacité à expliquer tes productions, c'est ça l'art contemporain."
La Lorraine est un pot pourri.
D. et sa vo non sous-titrée me font sourire. Quel puritanisme !
H. a changé. Du statut de petite fille collante elle est devenue une presque mannequin à la voix rauque, une fine blonde qui vit sa vie de lycéenne branchée. Une belle fille qui sait poser, pour résumer.
Neufchâteau.
Je n'ai jamais autant rêvé de lui depuis que je l'ai quitté. Je l'ai vu consommer des drogues dures, avoir une jeune femme sur les genoux dans le but de me provoquer, son logement délabré. Me faire l'amour tout en me rejetant.
"Quand tu bois tu es le diable."
"Il n'y a pas que toi qui vas mal."
"On passe son temps à cracher sur les médecins, je n'écoute plus ce qui se dit."
-Tu es complètement lunatique. On se voit, ça se passe bien, le lendemain tu me vires.
-Peut-être parce que j'ai tendance à mettre du temps à me rendre compte que quelqu'un est inintéressant; c'est ça de croire que tout le monde a du potentiel."
Trainspotting je dois revoir.
Do, do, do the right thing.
"Arrête de compter sur les autres."
"Dans cinq ans tu n'as plus de foi(e)."
IL a été mesquin.
J'ai hâte de retrouver les petites amoureuses.
-Tu as vu, on dort bien ici. -Oui, je pourrais dormir des semaines durant.
Le jogging, les associations sportives et autres lieux où l'on transpire en collectivité sont par trop populaires et bourgeois pour le snob. A éviter également: les centres de beauté. Pourquoi croyez-vous que les masseurs et le personnel de manucure proposent leurs services à domicile ? Si vous désirez toutefois faire une cure dans quelque ville d'eaux, préférez celles où des tsars et des empereurs vous auront précédé. Par souci d'apparence et de décorum, montre-vous sporadiquement à des concours hippiques ou des tournois d'escrime. Voilà les seules activités physiques que le snob se permet.
Son corps n'évoque donc pas celui d'un athlète. Cependant, il est préférable qu'il soit un peu plus grand que la moyenne, afin d'être en mesure de toiser élégamment - car sans effort - les populations. Il n'existe pas, à notre connaissance, de snobs nains ou bossus. Les snobs au corps voluptueux étaient de "bon ton" au temps de l''Empire romain, mais les choses ont changé depuis et, de nos jours, l'obésité est une preuve de faiblesse et la marque d'une alimentation médiocre.
Le nez des Médicis et les lèvres des Habsbourg sont gages de finesse. Des oreilles sans lobe, des yeux verts huîtres (exigez cette mention dans votre passeport !), un cou de cygne ou un menton proéminent peuvent aussi être signes de distinction. L'absence de menton est défavorable: elle atteste une infériorité, un manque de caractère et de persévérance. Deux exceptions viennent cependant confirmer la règle: Frédéric Le Grand et la reine Victoria. Si vous souffrez d'un tel défaut, songez rapidement à faire appel à la chirurgie esthétique, ou couvrez en permanence d'un cachez-nez votre néant de menton. Le recours à la chirurgie esthétique est ici exceptionnel, car tenez-vous le pour dit: le charme ne vieillit pas.
Antonius Moonen, Petit bréviaire du snobisme
Son corps n'évoque donc pas celui d'un athlète. Cependant, il est préférable qu'il soit un peu plus grand que la moyenne, afin d'être en mesure de toiser élégamment - car sans effort - les populations. Il n'existe pas, à notre connaissance, de snobs nains ou bossus. Les snobs au corps voluptueux étaient de "bon ton" au temps de l''Empire romain, mais les choses ont changé depuis et, de nos jours, l'obésité est une preuve de faiblesse et la marque d'une alimentation médiocre.
Le nez des Médicis et les lèvres des Habsbourg sont gages de finesse. Des oreilles sans lobe, des yeux verts huîtres (exigez cette mention dans votre passeport !), un cou de cygne ou un menton proéminent peuvent aussi être signes de distinction. L'absence de menton est défavorable: elle atteste une infériorité, un manque de caractère et de persévérance. Deux exceptions viennent cependant confirmer la règle: Frédéric Le Grand et la reine Victoria. Si vous souffrez d'un tel défaut, songez rapidement à faire appel à la chirurgie esthétique, ou couvrez en permanence d'un cachez-nez votre néant de menton. Le recours à la chirurgie esthétique est ici exceptionnel, car tenez-vous le pour dit: le charme ne vieillit pas.
Antonius Moonen, Petit bréviaire du snobisme
Demain, il faut libérer les poissons
C'est tout à fait inattendu. Votre chat est couché sur vos genoux, appréciant les tendres caresses de votre main sur son dos. Soudain, apparemment sans avertissement, il tourne la tête et vous plante ses crocs dans le poignet ou vous saisit la main de ses pattes, griffes sorties. Voyons ce qui s'est passé. Le chat était détendu sur vos genoux et vous le caressiez. Cela paraît bien innocent. De votre point de vue, il a attaqué sans prévenir. C'est là qu'il y a un problème de communication, parce qu'il vous a presque certainement averti qu'il en avait assez. Les signes que le maître souvent ne remarque pas comprennent des battements de queue, des tressaillements de la peau et des changements de position. Parfois, le chat vous regarde à plusieurs reprises, essayant de comprendre pourquoi le message ne vous parvient pas. Quand il se retourne pour mordre, c'est que la surstimulation est allée trop loin. Rappelez-vous qu'à l'état sauvage les chats ne sont pas des animaux de contact. Certains ne supportent pas d'être touchés longtemps avant que le plaisir devienne inconfort.
Prêtez plus attention au langage corporel de votre chat pour savoir s'il approche de la surstimulation. S'il bat de la queue, cessez de le caresser immédiatement. Même chose pour les autres signes d'avertissement. Laissez-le où il se trouve le temps qu'il se calme.
La meilleure chose à faire est de ne jamais plus atteindre la phase d'avertissement. Si vous savez que votre chat se sent mal à l'aise après cinq minutes de caresses, cessez au bout de trois. En arrêtant avant que cela lui déplaise, vous apprécierez tous deux plus les caresses, et il n'associera pas vos mains à de l'inconfort. Il ne faut pas que l'animal croie que la seule façon d'interrompre vos caresses est de vous blesser.
Si votre chat ne tolère même pas une petite caresse sur le dos, contentez-vous de le laisser s'asseoir sur vos genoux après ou sur le canapé à vos côtés. Mettez-le en confiance en n'essayant pas de le toucher. Avec le temps, vous pourrez tendre la main et le gratter sous le menton ou sur le dessus de la tête, ce sont les deux endroits qu'un chat préfère. Certains chat n'aiment pas les caresses sur le dos. Prêtez attention aux indices que le vôtre vous donne. J'ai un chat qui adore les caresses sur la tête et les épaules, ainsi que sous le menton. Il m'a fait savoir ce qu'il préfère et j'y ai prêté attention. En conséquence, il n'a pas à craindre que j'enfreigne les règles.
Une autre erreur courante est de caresser le ventre d'un chat. Un contact sur cette zone extrêmement vulnérable provoque une réponse défensive; le chat se met sur le dos, sortant toutes ses griffes. Un chat n'expose pas son ventre en signe de soumission. Si vous mettez cette théorie à l'épreuve, vous perdrez à chaque fois.
Pam Johnson-Bennett, Comment penser chat
Prêtez plus attention au langage corporel de votre chat pour savoir s'il approche de la surstimulation. S'il bat de la queue, cessez de le caresser immédiatement. Même chose pour les autres signes d'avertissement. Laissez-le où il se trouve le temps qu'il se calme.
La meilleure chose à faire est de ne jamais plus atteindre la phase d'avertissement. Si vous savez que votre chat se sent mal à l'aise après cinq minutes de caresses, cessez au bout de trois. En arrêtant avant que cela lui déplaise, vous apprécierez tous deux plus les caresses, et il n'associera pas vos mains à de l'inconfort. Il ne faut pas que l'animal croie que la seule façon d'interrompre vos caresses est de vous blesser.
Si votre chat ne tolère même pas une petite caresse sur le dos, contentez-vous de le laisser s'asseoir sur vos genoux après ou sur le canapé à vos côtés. Mettez-le en confiance en n'essayant pas de le toucher. Avec le temps, vous pourrez tendre la main et le gratter sous le menton ou sur le dessus de la tête, ce sont les deux endroits qu'un chat préfère. Certains chat n'aiment pas les caresses sur le dos. Prêtez attention aux indices que le vôtre vous donne. J'ai un chat qui adore les caresses sur la tête et les épaules, ainsi que sous le menton. Il m'a fait savoir ce qu'il préfère et j'y ai prêté attention. En conséquence, il n'a pas à craindre que j'enfreigne les règles.
Une autre erreur courante est de caresser le ventre d'un chat. Un contact sur cette zone extrêmement vulnérable provoque une réponse défensive; le chat se met sur le dos, sortant toutes ses griffes. Un chat n'expose pas son ventre en signe de soumission. Si vous mettez cette théorie à l'épreuve, vous perdrez à chaque fois.
Pam Johnson-Bennett, Comment penser chat
mardi 10 mai 2011
La misandrie, tu connais ?
Je n'aime pas faire au même moment que la "masse" les "choses de la vie", mon modèle c'est Lola l'Allemande rouge (oui, encore un film).
Manger son sandwich dans la même tranche d'heure que les autres voyageurs dans un train, déballant en coeur notre cellophane en débitant des âneries la bouche à moitié pleine à notre conjoint de bord; faire la queue tel un banc de poissons pour le thriller qui cartonne un samedi soir; se démener hystériquement à la Fnac pour trouver le cadeau (qui sera revendu la semaine d'après) de Noel deux jours avant la commémoration qui n'en est plus une, en sont les illustres exemples.
Il est absurde et attachant, mais je ne vis plus. Les paroles ne suffisent plus, j'ai besoin de visages. Tandis qu'IL est toujours dans ma tête.
FRANKA POTENTE, bordel.
Des fois (90 % du temps à vrai dire), je prends mon pied à écrire de la merde et à cracher sur mon voisin, c'est mon petit plaisir solitaire à moi.
____________
J'ai avalé de l'anti-stress, comme le jour de mon permis.
Les filles sont belles dans le RER. Elles sont plantureuses et fashion. Les noires maîtrisent l'art de se faire remarquer à l'aide de tout un attirail "bling bling". Leur coiffure sont fantasmagoriques et défient les lois de la géométrie.
Les talons et le téléphone font parties de cet attirail. Moi je ne suis qu'un oeil qui scrute et enregistre, un callepin vivant.
Ivry ne ressemble à rien. Des blocs partout où se côtoie une population vive et métissée. Ont-ils fait exprès de pondre un commissariat près de la gare, pour annoncer la couleur ?
Qu'est-ce que je fiche ici ? Encore le fruit de ma léthargie latente.
Je me sens supérieure en cet instant. Et pourtant je n'ai jamais rien prouvé, comme dirait le vieux réac' qui me sert de payre.
Je me laisse vivre, sans objectif aucun. Et être esclave de l'attraction physique en général, j'en ai honte. Son beau sourire qui me hante ne changera rien à ma conclusion.
Lyon ressemble à l'Afrique, éclatée en mille morceaux où mon playboy de cousin apporte sa griffe.
"Mon boubou."
Manger son sandwich dans la même tranche d'heure que les autres voyageurs dans un train, déballant en coeur notre cellophane en débitant des âneries la bouche à moitié pleine à notre conjoint de bord; faire la queue tel un banc de poissons pour le thriller qui cartonne un samedi soir; se démener hystériquement à la Fnac pour trouver le cadeau (qui sera revendu la semaine d'après) de Noel deux jours avant la commémoration qui n'en est plus une, en sont les illustres exemples.
Il est absurde et attachant, mais je ne vis plus. Les paroles ne suffisent plus, j'ai besoin de visages. Tandis qu'IL est toujours dans ma tête.
FRANKA POTENTE, bordel.
Des fois (90 % du temps à vrai dire), je prends mon pied à écrire de la merde et à cracher sur mon voisin, c'est mon petit plaisir solitaire à moi.
____________
J'ai avalé de l'anti-stress, comme le jour de mon permis.
Les filles sont belles dans le RER. Elles sont plantureuses et fashion. Les noires maîtrisent l'art de se faire remarquer à l'aide de tout un attirail "bling bling". Leur coiffure sont fantasmagoriques et défient les lois de la géométrie.
Les talons et le téléphone font parties de cet attirail. Moi je ne suis qu'un oeil qui scrute et enregistre, un callepin vivant.
Ivry ne ressemble à rien. Des blocs partout où se côtoie une population vive et métissée. Ont-ils fait exprès de pondre un commissariat près de la gare, pour annoncer la couleur ?
Qu'est-ce que je fiche ici ? Encore le fruit de ma léthargie latente.
Je me sens supérieure en cet instant. Et pourtant je n'ai jamais rien prouvé, comme dirait le vieux réac' qui me sert de payre.
Je me laisse vivre, sans objectif aucun. Et être esclave de l'attraction physique en général, j'en ai honte. Son beau sourire qui me hante ne changera rien à ma conclusion.
Lyon ressemble à l'Afrique, éclatée en mille morceaux où mon playboy de cousin apporte sa griffe.
"Mon boubou."
dimanche 8 mai 2011
Hermann Goering
Rose Valland (1898 - 1980) est une inconnue. Et pourtant, sa vie a été extraordinaire. Jeune femme issue d'un milieu modeste, née en province, elle intègre d'abord l'Ecole Normale d'institutrices de Grenoble, puis l'école des Beaux-Arts de Lyon. Son goût pour les Beaux-Arts, ainsi que ses qualités personnelles (elle est douée pour les études, elle est tenace) vont la conduire à Paris, dans les années 30, où elle sera membre "bénévole" du Musée du Jeu de Paume et fréquente assidument le milieu de l'Art.
Etrange période au Musée du Jeu de Paume dans cette époque qui voit la montée des fascismes européens. Les directeurs des musées français craignent la guerre, et s'emploient à dresser la liste des oeuvres des musées, à mettre en place des stratégies d'évacuation de ces oeuvres, de répertorier des lieux où les mettre en sécurité.
La guerre éclate en effet, et Rose Valland, sous la responsabilité de Jacques Vauvard, alors directeur des Musées Nationaux, va être une des rares à rester au Musée avec l'assentiment des autorités allemandes. Le Jeu de Paume va alors être employé pour une sinistre besogne. Les allemands y stockeront les oeuvres des musées que les nazis ont repérés, mais aussi les oeuvres de collections privées des juifs envoyés en camps de concentration. Rose Vallard s'acharnera à noter toutes les oeuvres transitant ainsi par le musée, leur provenance et leur destination. Une oeuvre colossale, qui lui vaudra d'être souvent dans le colimateur des allemands, et qui lui vaudra aussi, bien étrangement, d'être mise à l'écart en France dans les décennies qui suivront, son acharnement à retrouver les oeuvres disparues n'étant pas forcément bien vu, car la question de la spoliation des biens juifs sera fort embarrassante pour nombre de gouvernements.
Elle racontera ces années sombres dans un livre, Sur le Front de l'Art, qui connaitra un tel succès qu'il sera adapté à l'écran sous le titre Le Train, par John Frankenheimer.
Un film qui va déboucher sur une polémique importante : l'action de Rosa Valland a en effet empêcher le départ d'un train de marchandises contenant des oeuvres d'art, à destination de l'Allemagne, à la fin de la guerre. Au même moment, un convoi part lui aussi de Paris, à destination des camps de la mort, qui ne sera pas arrêté...
Après la guerre, Rose Valland va poursuivre, en Allemagne, la recherche des oeuvres disparues, puis, de retour en France, elle sera cantonnée par le successeur de Jacques Vauvard dans un bureau, jugée trop encombrante et trop indépendante. Bien que plusieurs fois médaillée pour son action, son nom restera oublié des hommages officiels et des livres d'Histoire. Il faut dire que Rose Valland est une femme, qu'elle est lesbienne et qu'elle a un caractère bien trempé...
Etrange période au Musée du Jeu de Paume dans cette époque qui voit la montée des fascismes européens. Les directeurs des musées français craignent la guerre, et s'emploient à dresser la liste des oeuvres des musées, à mettre en place des stratégies d'évacuation de ces oeuvres, de répertorier des lieux où les mettre en sécurité.
La guerre éclate en effet, et Rose Valland, sous la responsabilité de Jacques Vauvard, alors directeur des Musées Nationaux, va être une des rares à rester au Musée avec l'assentiment des autorités allemandes. Le Jeu de Paume va alors être employé pour une sinistre besogne. Les allemands y stockeront les oeuvres des musées que les nazis ont repérés, mais aussi les oeuvres de collections privées des juifs envoyés en camps de concentration. Rose Vallard s'acharnera à noter toutes les oeuvres transitant ainsi par le musée, leur provenance et leur destination. Une oeuvre colossale, qui lui vaudra d'être souvent dans le colimateur des allemands, et qui lui vaudra aussi, bien étrangement, d'être mise à l'écart en France dans les décennies qui suivront, son acharnement à retrouver les oeuvres disparues n'étant pas forcément bien vu, car la question de la spoliation des biens juifs sera fort embarrassante pour nombre de gouvernements.
Elle racontera ces années sombres dans un livre, Sur le Front de l'Art, qui connaitra un tel succès qu'il sera adapté à l'écran sous le titre Le Train, par John Frankenheimer.
Un film qui va déboucher sur une polémique importante : l'action de Rosa Valland a en effet empêcher le départ d'un train de marchandises contenant des oeuvres d'art, à destination de l'Allemagne, à la fin de la guerre. Au même moment, un convoi part lui aussi de Paris, à destination des camps de la mort, qui ne sera pas arrêté...
Après la guerre, Rose Valland va poursuivre, en Allemagne, la recherche des oeuvres disparues, puis, de retour en France, elle sera cantonnée par le successeur de Jacques Vauvard dans un bureau, jugée trop encombrante et trop indépendante. Bien que plusieurs fois médaillée pour son action, son nom restera oublié des hommages officiels et des livres d'Histoire. Il faut dire que Rose Valland est une femme, qu'elle est lesbienne et qu'elle a un caractère bien trempé...
jeudi 5 mai 2011
Beyond Monday
"J'suis pas fou moi, j'suis réfugié politique!"
Et les gens diront que c'est parce qu'il a vu ses parents mourir qu'il est devenu serial killer.
"Pourquoi t'as paniqué ? Pourquoi ne pas avoir appelé la police ?"
Et puis cette petite gazelle arabe d'Alexandra. Un jour c'est "ferme ta gueule parle pas avec moi", le suivant c'est "bonjour ma belle". Lunatique au possible, boit quinze cafés (sérieusement) par jour, a tout le temps besoin de fumer (alors que son père est mort à cause de ça il y a peu) et d'appeler au téléphone. Ses "j'te rembourserais" je les entends tous les jours. Elle faisait exprès de renverser de la nourriture par terre ou sur la table pour emmerder les agents d'entretiens (adorables, au passage) et gueulait dans les couloirs "j'vais porter plainte", à tout va.
Cheveux noirs, bouclés, 30 ans, jolie mais trop de maquillage. J'ai eu l'honneur de voir ses seins (cette jeune femme n'a aucune pudeur) lorsque je lui ai fait essayer quelques habits.
"Et là tu pars à quelle heure ? Tu vas me manquer. Prends mon numéro et m'oublie pas, tu m'appelles hein, souvent ils disent oui et le font jamais."
Protopulsion: Actes impulsifs concernant le domaine moteur à type de balancements, mouvements de préhension, crises d'agitations impulsives, etc., ou concernant le domaine instinctif se traduisant par des fringales brusques, des actes masturbatoires impulsifs, des crises boulimiques, des hurlements ou éclats de rire immotivés, explosifs et sans contenu émotionnel.
Dingue, la nourriture ne m'intéresse plus, au contraire.
Mohammed (faux prénom car pas compris le vrai) est un algérien asiatique d'environ 30 ans. Physique atypique, il m'a plu au début. Puis, multipliant ses frasques de mégalomanie et de mythomanie (apparemment ça va souvent ensemble), j'ai fait un rejet. Je t'aime moi non plus. Soit on se rapprochait, soit on s'insultait. "J'suis prince des Emirats arabes moi; on va tous vous réduire en esclavage et vous couper la tête, j'ai fait la révolution en Tunisie, en Egypte et en Libye; Che Guevara c'est une tapette à côté." Taxeur professionnel, je lui ai cordialement fait comprendre que je n'avais pas besoin de lui et qu'il n'était qu'un morpion. J'ai eu droit à un "sale gouaire", synonyme de porc (expression raciste typique de l'arabe "vnr" envers un "blanc").
"On a le droit de se marier entre gens du livre."
"Hey c'est pas parce que tu t'es mise du babyliss que tu dois faire la fière."
"Ha tu l'aimes bien hein, sale sarkozienne."
"Tu es intelligente, tu t'en sortiras dans la vie."
"L'argent c'est pas fait pour être regardé, faut acheter des cocas avec."
"Ca sert à rien de chanter quand on est méchant."
Khirddine, alias Oshimin.
Pascal est un agent d'entretien joueur de saxophone. Je l'ai entendu depuis le sous-sol. Les Noirs ont inventé la musique contemporaine, quoiqu'on en dise. 45 ans, cheveux teint en roux/marrons pour masquer les premières traces de la vieillesse. On a parlé musique ensemble, j'ai dit que Chet Baker était saxophoniste, la con. Et Thelonious, respect. Il a toujours réussi à tempérer les délires de maternelle durant les repas. Tolérant et drôle, il m'a dépannée par des fringues d'été, trouvés dans un genre de réduit, et m'a donnée une revue sur les idées des Lumières (comme s'il avait senti la fibre intellectuelle en moi, haha.) Pour le remercier de sa gentillesse, je lui ai fait un collage "vintage".
Louisa, 56 ans, khabile, est un ange. Un être fébrile, une fée du logis à qui tout un chacun est susceptible de se confier. Son mari a tenté de l'empoisonner, il est mort peu à peu d'un cancer ("bien fait"). Y aurait-il une justice céleste ?
Cheveux ondulés limite paillasse, peau remplie de (trop) de fond de teint, pour cacher la fatigue. Des larmes coulaient souvent sur son visage, pas des pleures, c'était dû au temps, d'après elle (va savoir). Elle est aujourd'hui partie dans une maison de repos, j'ai à peine eu le temps de débiter la formule usuelle "reposez-vous bien".
"Ca fait un mois que je suis là et vous êtes le plus beau visage que j'ai croisé."
La TV me fait horreur mais on ne sait jamais: "mieux vaut être star que jamais; vivez la rencontre fictionnelle entre Kate et William; transformez votre salon en chambre à coucher."
En deux minutes de cet instrument du diable, j'en ai eu pour six mois.
Aujourd'hui j'ai rencontré Fabrice, un grand blond, 30 ans dans quelques mois. Il aime parler de moutons égorgés, de coups de poing et d'oeil au beurre noir. Ca fait sept ans qu'il vit ici, me dit-il, c'est sa maison, sa famille, en quelque sorte.
Il voulait que je le frappe au ventre, il observait mon poing et me disait quelles phalanges faisaient le plus souffrir concernant un coup au niveau des yeux.
"Si tu étais bergère et qu'un mouton se vidait de son sang, tu le tues ou pas ?"
"Oui, pour abréger ses souffrances."
"Avec quoi ?"
"Avec un fusil, truc du genre."
"Pas un couteau ?"
Et là j'ai eu l'image d'un Fabrice sanguinaire. J'ai été prise entre un sentiment de pitié et un fou rire contenu.
"Au revoir Fabrice, et ne rêve pas trop de moutons !"
Ici c'est Pâques, sauf qu'on ne cherche pas des oeufs mais des mégots.
"Ta copine, elle est Old School." (???)
Et les gens diront que c'est parce qu'il a vu ses parents mourir qu'il est devenu serial killer.
"Pourquoi t'as paniqué ? Pourquoi ne pas avoir appelé la police ?"
Et puis cette petite gazelle arabe d'Alexandra. Un jour c'est "ferme ta gueule parle pas avec moi", le suivant c'est "bonjour ma belle". Lunatique au possible, boit quinze cafés (sérieusement) par jour, a tout le temps besoin de fumer (alors que son père est mort à cause de ça il y a peu) et d'appeler au téléphone. Ses "j'te rembourserais" je les entends tous les jours. Elle faisait exprès de renverser de la nourriture par terre ou sur la table pour emmerder les agents d'entretiens (adorables, au passage) et gueulait dans les couloirs "j'vais porter plainte", à tout va.
Cheveux noirs, bouclés, 30 ans, jolie mais trop de maquillage. J'ai eu l'honneur de voir ses seins (cette jeune femme n'a aucune pudeur) lorsque je lui ai fait essayer quelques habits.
"Et là tu pars à quelle heure ? Tu vas me manquer. Prends mon numéro et m'oublie pas, tu m'appelles hein, souvent ils disent oui et le font jamais."
Protopulsion: Actes impulsifs concernant le domaine moteur à type de balancements, mouvements de préhension, crises d'agitations impulsives, etc., ou concernant le domaine instinctif se traduisant par des fringales brusques, des actes masturbatoires impulsifs, des crises boulimiques, des hurlements ou éclats de rire immotivés, explosifs et sans contenu émotionnel.
Dingue, la nourriture ne m'intéresse plus, au contraire.
Mohammed (faux prénom car pas compris le vrai) est un algérien asiatique d'environ 30 ans. Physique atypique, il m'a plu au début. Puis, multipliant ses frasques de mégalomanie et de mythomanie (apparemment ça va souvent ensemble), j'ai fait un rejet. Je t'aime moi non plus. Soit on se rapprochait, soit on s'insultait. "J'suis prince des Emirats arabes moi; on va tous vous réduire en esclavage et vous couper la tête, j'ai fait la révolution en Tunisie, en Egypte et en Libye; Che Guevara c'est une tapette à côté." Taxeur professionnel, je lui ai cordialement fait comprendre que je n'avais pas besoin de lui et qu'il n'était qu'un morpion. J'ai eu droit à un "sale gouaire", synonyme de porc (expression raciste typique de l'arabe "vnr" envers un "blanc").
"On a le droit de se marier entre gens du livre."
"Hey c'est pas parce que tu t'es mise du babyliss que tu dois faire la fière."
"Ha tu l'aimes bien hein, sale sarkozienne."
"Tu es intelligente, tu t'en sortiras dans la vie."
"L'argent c'est pas fait pour être regardé, faut acheter des cocas avec."
"Ca sert à rien de chanter quand on est méchant."
Khirddine, alias Oshimin.
Pascal est un agent d'entretien joueur de saxophone. Je l'ai entendu depuis le sous-sol. Les Noirs ont inventé la musique contemporaine, quoiqu'on en dise. 45 ans, cheveux teint en roux/marrons pour masquer les premières traces de la vieillesse. On a parlé musique ensemble, j'ai dit que Chet Baker était saxophoniste, la con. Et Thelonious, respect. Il a toujours réussi à tempérer les délires de maternelle durant les repas. Tolérant et drôle, il m'a dépannée par des fringues d'été, trouvés dans un genre de réduit, et m'a donnée une revue sur les idées des Lumières (comme s'il avait senti la fibre intellectuelle en moi, haha.) Pour le remercier de sa gentillesse, je lui ai fait un collage "vintage".
Louisa, 56 ans, khabile, est un ange. Un être fébrile, une fée du logis à qui tout un chacun est susceptible de se confier. Son mari a tenté de l'empoisonner, il est mort peu à peu d'un cancer ("bien fait"). Y aurait-il une justice céleste ?
Cheveux ondulés limite paillasse, peau remplie de (trop) de fond de teint, pour cacher la fatigue. Des larmes coulaient souvent sur son visage, pas des pleures, c'était dû au temps, d'après elle (va savoir). Elle est aujourd'hui partie dans une maison de repos, j'ai à peine eu le temps de débiter la formule usuelle "reposez-vous bien".
"Ca fait un mois que je suis là et vous êtes le plus beau visage que j'ai croisé."
La TV me fait horreur mais on ne sait jamais: "mieux vaut être star que jamais; vivez la rencontre fictionnelle entre Kate et William; transformez votre salon en chambre à coucher."
En deux minutes de cet instrument du diable, j'en ai eu pour six mois.
Aujourd'hui j'ai rencontré Fabrice, un grand blond, 30 ans dans quelques mois. Il aime parler de moutons égorgés, de coups de poing et d'oeil au beurre noir. Ca fait sept ans qu'il vit ici, me dit-il, c'est sa maison, sa famille, en quelque sorte.
Il voulait que je le frappe au ventre, il observait mon poing et me disait quelles phalanges faisaient le plus souffrir concernant un coup au niveau des yeux.
"Si tu étais bergère et qu'un mouton se vidait de son sang, tu le tues ou pas ?"
"Oui, pour abréger ses souffrances."
"Avec quoi ?"
"Avec un fusil, truc du genre."
"Pas un couteau ?"
Et là j'ai eu l'image d'un Fabrice sanguinaire. J'ai été prise entre un sentiment de pitié et un fou rire contenu.
"Au revoir Fabrice, et ne rêve pas trop de moutons !"
Ici c'est Pâques, sauf qu'on ne cherche pas des oeufs mais des mégots.
"Ta copine, elle est Old School." (???)
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