mercredi 25 mars 2009

Agathe

J'ai rêvé d'elle cette nuit. Elle venait d'obtenir son permis. J'étais en voiture avec elle, elle conduisait trop vite et nous avons eu un accident. Elle a mal pris un virage et l'auto s'est engouffrée dans un lac.

Elle a la voix d'une fille qui en a dans la caboche.
Elle a les cheveux courts presque blonds foncés.
Elle est bien faite et porte des lunettes.
Elle a de l'acnée sur le visage.
Quand elle se rend au théâtre, elle s'oublie.
Elle doit d'ici peu être relookée pour apprendre à s'aimer mais elle appréhende.
Je l'ai vue pleurer une fois, et comme une enfant, elle cherchait une oreille apaisante.
Elle est aussi tombée de fatigue un soir, sur la table du restaurant.
Elle n'aime pas ses études (elle est en master 1 de droit) et préfère la littérature.
Elle est drôle et (trop) consciencieuse.

jeudi 19 mars 2009

Aujourd'hui, je me sens détruite.

mercredi 18 mars 2009

Le Manteau

Il semblait qu’en dehors de la copie il n’existât pour lui rien, rien au monde. Il ne pensait pas à s’habiller. Son uniforme, qui était originellement vert, avait tourné au rouge ; sa cravate était devenue si étroite, si recroquevillée, que son cou, bien qu’il ne fût pas long, sortait du collet de son habit et paraissait d’une grandeur démesurée, comme ces chats de plâtre à la tête branlante que les marchands colportent dans les villages russes pour les vendre aux paysans.

Il y avait toujours quelque chose qui s’accrochait à ses vêtements, tantôt un bout de fil, tantôt un fétu de paille. Il avait aussi une prédilection toute spéciale à passer sous les fenêtres juste au moment où l’on lançait dans la rue un objet qui n’était rien moins que propre, et il était rare que son chapeau ne fût orné de quelque écorce d’orange ou d’un autre débris de ce genre. Jamais il ne lui arrivait de s’occuper de ce qui se passait dans les rues et de tout ce qui frappait les regards perçants de ses collègues, accoutumés à voir tout de suite sur le trottoir opposé à celui qu’ils suivaient un mortel en pantalon effilé, ce qui leur procurait toujours un contentement inexprimable.

Akaki Akakievitch, lui, ne voyait que les lignes bien droites, bien régulières de ses copies et il fallait qu’il se heurtât soudainement à un cheval qui lui soufflait à pleins naseaux dans la figure, pour se rappeler qu’il n’était pas à son pupitre, devant ses beaux modèles de calligraphie, mais au beau milieu de la rue.

Aussitôt arrivé chez lui, il se mettait à table, avalait à la hâte sa soupe de choux et dévorait, sans souci de ce qu’il mangeait, un morceau de bœuf à l’ail qu’il engloutissait avec les mouches et autres condiments que Dieu et le hasard y avaient semés. Sa faim apaisée, il prenait place, sans perdre de temps, à son pupitre et se mettait en devoir de copier les actes qu’il avait emportés chez lui. Si par hasard il n’avait pas de pièces officielles à copier, il récrivait, pour son propre plaisir, les documents auxquels il attachait une importance particulière, non à cause de leur teneur plus ou moins intéressante, mais parce qu’ils s’adressaient à quelque haut personnage.

dimanche 15 mars 2009

Se détacher du schéma infantile

Le goût du chocolat produit un effet dévastateur sur le cerveau. A la moindre bouchée, on en attend toujours davantage, étant comme habité par une sensation novatrice, une influence exotique ensorcellante et aliénante. La charge qui en résulte est unique et inégalable. Aucune autre substance, aucune présence, aucun souvenir, aucun évènement ne mène autant à la jouissance que la dégustation de ce mets.
Lorsque nous étions en bas âge, le réflexe parental était d'apaiser le moindre de nos états colériques en nous enfonçant LE biberon dans la face. Et hop, le braillement prenait fin.
Aujourd'hui nous avons grandi. Dans un contexte anxiogène, vers où se tourner ? La bouillie chaude doit être remplacée par un palliatif adéquat.

vendredi 13 mars 2009

JE PARLE DE LITTERATURE.

mercredi 11 mars 2009

Les grandes espérances

Philip, dit Pip, est issu d'une famille pauvre; orphelin, il est élevé par sa soeur acariâtre. Le mari de celle-ci (tout autant malmené que l'enfant) prend Pip sous son aile afin de le préparer au métier de forgeron. Entre-temps il fait la connaissance de l'étrange Miss Havisham, vieille fille vivant dans une maison délabrée, à l'image de son mariage jadis raté. C'est dans cette demeure fânée que Pip rencontre Estella, jeune fille de son âge, enfermée dans la rigide éducation que lui inflige sa mère adoptrice Miss Havisham. Cette dernière voit en elle l'instrument destiné à torturer le désir inassouvi des hommes qui voudront posséder la belle et hautaine demoiselle.
Estella, tout au long de leurs rencontres, s'évertue à ridiculiser Pip en lui rappelant sans cesse de quel rang social il provient. Cette honte qui envahi le jeune garçon va peu à peu se transformer en une véritable vénération pour sa castratrice. Il va aspirer à un autre destin, une vie de rentier, entouré de livres et de beaux habits.
En parcourant les marées qui bordent son logis, Philip est "accosté" par Abel Magwitch, un forçat évadé qui souhaite à tout prix limer les chaînes qui l'emprisonnent. Sa peur d'enfant menacé va le conduire à venir en aide au malfrat.
C'est par cet acte que va résulter un fait inattendu: Pip va pouvoir échapper à son destin et devenir le gentilhomme dont il a toujours rêvé...

Vis-tu





"c'est attrayant aussi, une femme qui ne sourit pas, ça fait un peu Françoise Hardy."