jeudi 25 novembre 2010

"C'est de la faute de personne, tout ça, c'est juste que vous êtes trop intelligents alors vous avez fait un enfant trop intelligent."

Les gens m'inspirent, que je les estime ou non. Désormais j'aurai toujours mon petit calepin noir sur moi, et si je pouvais avoir un appareil photo en prime partout où je vais, je me sentirais enfin en "mission": celle d'être témoin de mon temps. Phrase cliché sans doute, mais c'est dans ces circonstances que je me sens utile.



Cette collocation avec mon amie, je la sens mal. J'ai l'impression que j'aurais des comptes à rendre, qu'il y aura de longues explications. Peut-être que je suis capable de vivre seule, après tout. Peut-être que L. est une sorte d'échapatoire à la solitude qui m'attendra un jour ou l'autre, mais je cherche à fuir cette peur de me retrouver face à moi-même. Qu'ai-je à craindre ? Pourquoi écouterais-je ma mère qui n'a confiance en aucun de ses enfants et encore moins en elle ? Je ne veux pas devenir cette femme qui se noie dans l'alcool pour éviter l'affrontement avec la Vie. Etre actrice, mener les rênes, suivre ses envies sans tomber dans les excès, cela me parait réalisable, avec une aide extérieure bien sûr.
Mais si je reste à Paris, parviendrais-je à me sortir de l'emprise que F. a sur moi ? Car au-delà de la question financière, je ne connais personne dans cette immense ville, et c'est à la fois ce qui peut se révéler être stimulant. Je n'aime pas les fréquentations de mes amies de l'Est. Je généralise sans-doute, mais elles me paraissent (de ce que j'ai pu en voir, du moins) alcooliques, pseudo-révolutionnaires, et surtout en avoir après les fesses de L. J'ai peur de l'influence qu'elle pourrait avoir sur moi. Parce que sous prétexte qu'on est jeunes, jolies (parait-il), il faudrait profiter de la vie ? Mais est-ce cela, "profiter de la vie". Rencontrer les copains des copines d'autres copains, discutailler vaguement le temps d'une soirée bien arrosée en blablatant autour de l'éternel sujet "que faire pour changer le monde?" (discussions totalements formelles puisqu'elles ne sont que les préliminaires d'autres préliminaires plus...musclées, si l'on puit dire). Puis finir la nuit avec un crétin qui n'aura fait en sorte de monopoliser la conversation avec toi que dans l'unique but de te sauter ? Elle est belle la jeunesse dorée qui profite. Mais qui profite de quoi, au juste ? De perdre son temps à chercher en l'autre l'amour de soi qui nous fait défaut. Et c'est ce que L. n'a pas encore compris, ou alors si, mais elle a baissé les bras; enchainer les rencontres est un maigre substitut. Surtout que pour le mec, il n'est question que de sexe, pas de la formidable personne que tu es et dont tu ne soupçonnes même pas l'existence.

1 commentaire:

  1. c'est bien ecrit tout ça tu pourrais etre ecrivain ya pas de fautes; les rats vont bien
    rdv à noël

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Echos.