Je suis au Ronald McDonald. J'entends "bonne", "marketing", "haha je vais te prendre en photo quand tu vas enfourner ça, mouhaha", "pas la moyenne en anglais", "lequel est le mien lequel est le tien", "youpi j'ai gagné un big mac", "le mec, en un sandwich, il se fait quatre steak".
Royaume des étudiants, des minettes et des pauvres (ça va ensemble remarque), le mcdo est une usine semblable à une fabrique de poulets industriels (et je fais surtout illusion au job ingrat des caissiers).
"Tu crois qu'au Carrouf' ils vendent des stylos quatre couleurs?", "j'ai loupé deux heures d'espagnol", "mais comment t'as fait pour trouver de la place dans ce merdier."
Seules les personnes sont calmes (normal remarque) et pas dans un état second. Et c'est alors que je me dis que trainailler en groupe rend con. Ou alors les hamburgers rendent fêlés ? Va savoir. On mutte en porc ou alors je redécouvre le monde de la jeunesse.
Hier Yoann regardait Psg-Om dans le salon. Il m'a racontée le pourquoi du comment qu'il était ici. Fonctionnaire (le malheureux), 26 ans, vivant à Courbevoie, dépression à la suite d'une rupture. Supporter de Paris.
Entre deux clips Youtube je critique (mon passe-temps favori) les consultants de canal+. Christophe Dugarry a un vocabulaire de ouf: il répète toutes les dix minutes "diapason". La seule femme du plateau semble s'y connaître en sport malgré son rôle principal de pot de fleurs. Nous parlons donc vite fait football (j'ai de grosses lacunes à combler).
Ado je voulais être commentatrice sportive. Le simple phénomène journalistique consistant à hurler en fonction d'une action quelconque (un passement de jambes même râté mais proche des filets) me fascinait. Il faut bien tenir le spectateur en haleine, histoire qu'il ne s'endorme pas, surtout à la radio où les braillements sont décuplés. C'est pour cela que j'aime la télévision belge (et pas seulement pour les films bien souvent diffusés en langue originale) car lorsqu'on regarde leurs matchs, on a l'impression d'assister à un ballet russe. Le débit est calme, appaisant, en mesure véritable avec l'action qui s'y déroule. Rien à voir avec la Liga espagnole.
Bon, je quitte le temple des insectes (comme dirait Larry David), même si je me gèle les gambettes.
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Echos.