samedi 27 février 2010

Poison ou revolver

Mante religieuse des images intérieures
espèce de marotte qui gonfle la pudeur
tous nous avons un petit livre de sournoiserie
suivant le mécanisme en idole

Mon clavier de vieille femme infatuée
avec une tristesse infinie fait la grimace
traduisant le désir de la roue fébrile
du drame inscrit dans ma tête

Musiciens en silhouettes masquées
goinfres frénétiques des styles fondus
sur la plage imprimée des champignons
nous avançons dans la vie géniale

Comme les saccades du somnambulisme
trop tard dans ma vie d'alchimiste
car l'image de soi gravite
dans le suicide


Francis Picabia.

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