mardi 5 janvier 2010

Cité de verre

Il est vrai que je sors rarement. C'est dur, pour moi, et on ne peut pas toujours me faire confiance. Parfois je hurle. Ne vous fâchez pas contre moi je vous prie. Je n'y peux rien. Virginia dit que je dois apprendre à me conduire en public. Mais parfois je ne peux pas m'en empêcher et les cris sortent tout seuls de moi.
J'aime vraiment aller au parc. Il y a les arbres, l'air et la lumière. Dans tout cela, il y a du bon, n'est-ce pas? Oui. Petit à petit, je deviens meilleur en moi-même. Je peux le sentir. Même le docteur Wyshnegradsky le dit. Je sais que je suis encore l'enfant marionnette. On n'y peut rien. Non, rien. Plus rien. Mais parfois je pense que je finirai par grandir et être pour de vrai.
Pour l'heure, je suis encore Peter Stillman. Ce n'est pas mon véritable nom. Je ne peux pas dire qui je serai demain. Chaque jour est neuf et chaque jour je renais. Je vois partout de l'espoir, même dans le noir, et lorsque je mourrai je deviendrai peut-être Dieu.

1 commentaire:

  1. Tes mots sont si droits, si... Sérieux. Il n'y a pas de résonances, je me crois comme dans un roman à la première personne lorsque je lis tes écris.
    Ton monde est un récit, tu m'as l'air enfantine dans tes airs de grande demoiselle.

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Echos.